Tout a débuté le vendredi 27 à 15h, pour ce terminer le lendemain au alentour de 0h30. En fait, il était prévu que ce soit achevé en ~2h - 2h30, mais un gros contre temps a boulversé l'ordre des choses, nous verrons cela plus loin.

J'ai donc commencé par arrêter tout le matériel technique, et remplis les trois bidons de 20l que j'avais acheté trois semaines auparavant chez Truffaut afin de conserver au moins 60l d'eau "vieillie", je dis bien "au moins" car le filtre n'a bien sûr pas été nettoyé et transporté plein de ses 4 litres d'eau, ainsi que le contenu des sacs de transport : Donc au final, c'est à peu près 70l qui ont été gardés.

Ensuite, j'ai procédé à l'enlèvement des pierres (40kg !), que j'ai soigneusement frottées et rincées à l'eau clair (j'ai utilisé pour ce faire une brosse à récurrer, alias "gratounette" :) : Neuve, bien sûr ;) ) ainsi que des 3 anubias fixés sur les roches. Viens ensuite le moment fatidique de la pêche des poissons, sans trop d'encombre au final, c'est vrais que sans décor, il est beaucoup plus facile de procéder à la pêche, quoi que, pour les Neolamprologus Multifactiatus, cela a été une autre paire de manche : Toute la colonie s'est en effet précipité à l'abris des coquilles dès que l'épuisette est entré dans l'eau et je n'ai pas pu en pêcher un seul : Les coquilles ont donc été transvasés en l'état dans un gros sac de transport spécial poisson "auto respirant", très aimablement donné par une aquariophile qui se reconnaitra ;). Le couple d'Altolamprologus Compressiceps "coquillé" a pris place dans son propre sac, ainsi que les Julidochromis Transcriptus, avec les plantes. Le tout est soigneusement callé dans une glacière en plastique, afin de conserver une température correcte.

Ne reste plus que cinq centimètres d'eau, le matériel technique, et bien sûr le sable. J'ai donc procédé au vidage complet de la cuve (enfin, jusqu'au sable), et j'en ai profité pour gratter la couche de calcaire qui s'était déposé sur la vitre du fond, toujours armé de ma "gratounette" favorite, cet endroit étant très difficile d'accès une fois l'éboulement rocheux en place dans l'aquariums. C'est là que tout se complique : Les personnes devant m'aider à bouger la cuve ont dû partir, de fait, j'ai attendu environ deux heures que quelqu'un soit disponible pour mettre la cuve dans la salle de bain. J'ai donc sorti le sable dans des seaux et rincé abondament celui-ci, puis j'ai procédé au rincage de la cuve dans la baignoire. Tout est enfin prêt pour déménager l'aquariums et, une bonne épaisseur de film à palette posée plus tard, nous amenons la cuve dans mon nouveau domicile.

Sur place, je m'active pour mettre l'aquariums à son emplacement définitif, non sans mal, le parquet n'étant pas tout à fait à niveau (grrr), et je commence par replacer les différents éléments techniques. Puis, début du remplissage de la cuve avec le contenu des trois bidons de 20l, avant de mettre en place le décor (au passage j'en ai profité pour revoir l'aménagement :) ) et les plantes, et enfin compléter avec de l'eau du robinet additioné de sels Instant Cichlid ainsi que d'un conditionneur d'eau (pour les métaux lourds). A ce moment là, il est près de 0h30, et l'aquariums est enfin en place (et moi je suis fatigué :) ). Par contre, la température de l'eau, 14°, interdis bien évidement toute introduction des poissons, ce sera donc pour demain matin, le temps que la température monte et se stabilise.

Le lendemain matin, je retourne donc au nouvel appartement avec ma glacière, un peu anxieux d'avoir laissé les poissons dans leurs sacs pendant plus d'une nuit... Je n'ai donc ouvert la glacière et sortis les sacs qu'au dernier moment, et là, bonne nouvelle (tout du moins en partie), mes Altolamprologus sont blanc mais bien vivants (à part la petite femelle qui semble avoir un peu souffert), et les Julidochromis sont quand à eux en pleine forme. Pour les Neolamprologus en revanche, il faudra attendre le verdict de la mise en eau, étant donné qu'ils sont toujours dans leurs coquilles. Après l'aclimatation de rigueur (~30 minutes), j'ai enfin pu lâcher les poissons dans leurs nouvel environnement... C'est là que j'ai constaté la perte d'un mâle Neolamprologus Multifasciatus, la gueule grande ouverte, visiblement mort d'asphyxi :( A part lui, aucune autre perte à déplorer, je surveille simplement de près la femelle Altolamprologus qui me semble un peu faible, mais qui n'est pas importuné par les autres poissons : Espérons qu'elle se remette vite de cette épreuve ! :)